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L'histoire de Vitrolles
La première mention écrite du lieu, dit "castrum quod vocatur Vitrolla" apparaît dans un cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille en 994. Le village de Vitrolles prend sa naissance vers le Ve siècle de notre ère quand, à la chute de l'empire romain, la population de la region cherche à se proteger des invasions barbares, Goths, Francs et Sarrasins, en se réfugiant autour du rocher de granit rose (le rocher = lou roucas en provençal) dominant la plaine du massif de l'Arbois. Le village se constitue alors autour de celui-ci et s'entoure de remparts comportant deux portes : Notre Dame au sud et le Portalet à l'ouest. Pendant la majeure partie du Moyen Âge le village passe de mains en mains aux différentes familles comtales provençale et sera même confisqué par la reine Jeanne qui la revend pour 3000 florins. C'est pendant le Moyen Âge que seront construites sur le rocher la chapelle Notre Dame de Vie et la tour Sarrasine (inscrite à l'inventaire des monuments historiques) qui figure sur le blason de la ville. Le village reviendra dans le domaine comtal en 1461 jusqu'à l'annexion de la Provence par le roi Louis XI. Jusqu'à la révolution française le village est nommé Vitrolles-lez-Martigues. En 1802 le village prend le nom de Vitrolles. Au cours du XIXe siècle, Vitrolles se modernise avec notamment la dénomination de ses voies et rues, durant cette période le village compte une population de 1000 habitants en moyenne. Durant la première moitié du XXe siècle le nom de Vitrolles changera pour devenir Vitrolles le Roucas ou Vitrolles lou roucas pour finalement prendre sa forme définitive en 1962. La population a alors tendance à décroître régulierement jusqu'a la fin des années 1950, quand l'expension du port autonome de Marseille provoque l'arrivée de grands groupes industriels (principalement des groupes pétroliers mais aussi liés à la siderurgie) autour de l'étang de Berre. Avec le développement du port jusqu'a Fos-sur-Mer, la partie ouest du département des bouches du Rhône est promise à un développement exceptionnel. L'État projette la création d'au moins une ville nouvelle autour de l'étang de Berre. Ce projet rencontrant le refus des élus locaux et surtout de ceux de la ville de Marseille, il fut décidé qu'une "agglomération nouvelle" sera faite à partir des centres anciens. L'État dota les communes d'une structures similaire à celle des "villes nouvelles" de l'époque qui se créaient autour de Paris et près de Lyon mais le syndicat communautaire d'aménagement ainsi créé eu à développer des territoires discontinus le long des rives de l'étang de Berre. C'est ainsi que les petits villages provençaux situés au bord de l'étang comme Berre-l'Étang, Vitrolles, Istres, Fos-sur-Mer, Miramas ou Marignane reçoivent alors des subventions de l'État afin de construire au plus vite des logements. Des HLM sont construites et Vitrolles voit sa population augmenter considérablement, la création d'une zone industrielle et le retour des Français d'Algérie dont la ville absorbe une bonne partie, provoque un développement très rapide et souvent urbainement mal conçu. Vitrolles passe en quelques années du statut de pittoresque village provençal à celui de "ville dortoir". |
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